Une autorisation de voyage pour l’Union européenne, un moyen de contrôler les frontières

Bientôt un ESTA en Europe ?

L’ESTA européen se veut largement inspiré de l’ESTA américain qui est en place aux États-Unis depuis de nombreuses années. L’exemption de VISA au sein des pays de l’Union européenne consiste en la mise en place d’un système de demande d’entrée sur un territoire en ligne pour les voyageurs internationaux ayant vocation à se rendre en Europe. Cela moyennant finance, mais sans avoir à détenir un visa.

Un ESTA en Europe : mythe ou réalité imminente ?

La réflexion autour de ce système électronique d’autorisation de voyages au sein de l’Union européenne est à l’initiative de deux pays qui sont la France et l’Allemagne. Il apparaît que la première mouture de la proposition législative relative à l’ESTA européen devrait voir le jour en novembre 2016.

Cette information a récemment été confirmée par EurActiv qui est un site d’information spécialisé dans l’activité des politiques de l’Union européenne. Par ailleurs, l’idée d’un ESTA européen avait déjà été formulée au cours de l’année 2011. À cette époque, les réflexions furent rapidement abandonnées. La possible mise en place d’une autorisation électronique de voyage fait suite aux récents attentats de Bruxelles et de Paris. Le ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, justifie de la mise en place de l’ESTA européen par la nécessité de pouvoir contrôler l’ensemble des voyages des citoyens mondiaux qui ne sont pas concernés par la nécessité d’obtenir un visa.

Avec ce formulaire, les déplacements de chaque citoyen seraient connus. De ce fait, ils pourraient être anticipés. Par ailleurs, il pourrait avoir une incidence positive quant aux renforcements des contrôles aux frontières extérieures de l’Union européenne.

Les autres mesures de contrôle des personnes prises par l’Europe

La future mise en place d’un ESTA européen n’est pas la seule mesure et piste de réflexion sur laquelle se sont penchés les politiques européens après les attentats de Paris et de Bruxelles. Pour preuve, un renforcement de la coopération antiterroriste entre les différents pays de l’Union européenne a été mis en place.

En un premier temps, ce renforcement de la coopération antiterroriste prendra la forme d’un exercice de simulation de crise. Cet exercice grandeur nature va se dérouler sur les frontières externes du bloc de l’Union européenne. Il aura pour objectif de s’assurer de l’efficacité et de la rapidité du déploiement des forces armées de chaque pays.

En l’attente de la mise en place d’un ESTA européen, la France et l’Allemagne ont proposé des mesures devant obliger les opérateurs mobiles à faciliter l’accès aux enquêteurs antiterroristes aux données de leurs clients soupçonnés d’avoir des activités terroristes. Par ailleurs, certains pays membres de l’Union européenne (l’Irlande, la Hongrie, l’Espagne et la Finlande) ont décidé de rejoindre le projet piolet baptisé ADEP qui a été initié par la France et l’Allemagne.

Ce projet prévoit notamment une transmission automatique des antécédents judiciaires de chaque voyageur entre les services de police de ces différents pays. D’ici peu, il n’est pas impossible que le projet pilote ADEP soit étendu à l’ensemble des pays de l’Union européenne.

Une autorisation de voyage, pour mieux contrôler les entrées

L’ESTA européen aura pour principal objectif de déterminer si les personnes qui souhaitent se rendre sur le territoire européen sont éligibles à ce déplacement. Il sera alors indispensable de se demander si le futur voyageur peut représenter un risque pour le pays dans lequel il souhaite se rendre. Le second objectif de ce dispositif est de s’assurer que la personne ne reste pas illégalement sur le territoire en question.